Tourner 7 fois son clavier sur son bureau

Tourner 7 fois son clavier sur le bureau

Les paroles s’en vont et les écrits restent. Cette phrase prend tout son sens en période de télétravail. Les tensions classiques entre collègues de bureau, avec ses supérieurs hierarchiques et ses équipes ne se jouent plus sur le même terrain. Elles sont pourtant bien là mais elles prennent une autre forme. La distance qui s’impose ces dernières semaines permet de gommer ces petits et grands agacements du quotidien, pour autant ils peuvent ressurgir de façon brutale et pour plusieurs raisons:

– d’une part, la communication à distance est difficile. D’une certaine manière, les échanges sont désincarnés et beaucoup d’informations sont perdues en ligne puisque conversation et les consignes verbales n’arrivent plus à leur destinataire. 

– d’autre part, la situation économique et la peur de l’après polluent l’ambiance.

Alors que faire ? Ou plutôt, que faut-il éviter ?

Le premier conseil est bien évidemment de communiquer avec clarté et précision et de se rendre disponible quand on le peut pour des moments d’échange verbal. Accusez réception des demandes ou des informations et indiquer quand et comment on les traitera. Remerciez également pour le travail fait et l’aide apportée.

Deuxièmement : on s’applique à prendre en compte les contraintes de l’autre et à clairement exposer ses propres limites : ni hérisson, ni paillasson. C’est ce que l’on appelle l’assertivité qui doit être recherchée aussi bien dans ses rapports avec ses collègues, qu’avec ses collaborateurs et ses supérieurs hierarchiques.

Enfin, jamais au grand jamais, on ne se laisse aller à la colère dans un mail vengeur. Rien de pire qu’un courrier « dossier » où l’on ressort petits et grands reproches accumulés depuis des semaines, quand ce ne sont pas des années. Pourquoi ? Tout simplement parce que cela ne fera que nourrir et surtout amplifier le conflit et potentiellement cela pourrait vous attirez des ennuis que vous ne pouvez évaluer. 

On peut dire, expliquer et écrire les choses simplement et factuellement, éviter le fameux  « tu » qui « tues ». Soustraire les émotions ne suffit pas il faut également refuser au sous entendu. La recherche du dernier mot est aussi une fuite en avant. Vous vous grandissez en restant magnanime.

Il est important de se souvenir que le mail, même si dans son emploi s’apparente à un échange oral, de par sa forme, relève de l’écrit. Les tribunaux professionnels ou judiciaires pourraient donc avoir à prendre en compte un mail écrit sous la colère. 

Vous êtes à bout ? Vous n’y tenez plus : écrivez ce texte qui vous brule les doigts pour vous épancher et vous libérer de cette colère ou frustation,  puis… détruisez le! Le fait de l’écrire vous aura sans doute permis de vider votre sac, de voir que peut être, vous pourriez aussi à certains égards réévaluer la situation voire votre propre comportement, ou encore trouver une solution par le haut pour avancer. Souvenez vous quoi qu’il en soit que … l’essentiel est ailleurs.

Toutefois, si vous pensez ce que vous vivez relève du harcelèment moral, prenez contact avec un professionnel du droit pour faire un point. Aucune situation professionnelle ne mérite que vous fassiez un burn out ou que vous supportiez une violence psychologique. 

Quoiqu’il en soit n’oubliez pas, comme on apprenait aux enfants autrefois de tourner 7 fois leur langue dans leur bouche avant de parler, eh bien tournez bien 7 fois votre clavier sur votre bureau avant de clouer une personne au pilori ) !

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